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Savanturiers 2018-2019 : Etre ingénieur mais aussi mentor

 

Le programme pilote « Les Savanturiers du Numérique et de la Technologie », porté par la Fondation depuis son lancement en 2015, promeut l’apprentissage par la recherche. Ce programme, parrainé par des chercheurs et ingénieurs de Thales, accompagne des classes pour mettre en œuvre un projet scientifique. Depuis la rentrée 2017, Sarah K. et David S. participent à ce programme en tant que mentors, et partagent avec nous leur expérience.

 

 

Qui êtes-vous ? Quelle a été votre motivation ou l’élément déclencheur de votre choix de devenir mentor pour les Savanturiers ?

 

Sarah : Je m’appelle Sarah K., je suis ingénieure à Paris et je travaille sur des projets de cybersécurité des produits Thales. Lorsque la Fondation a été lancée, j’ai tout de suite adhéré à l’idée et me suis inscrite comme volontaire sur la plateforme. Lors d’une période d’été un peu plus calme professionnellement, j’ai regardé de près les propositions de volontariat et suis tombée sur celle des Savanturiers. Le sujet de l’éducation m’intéresse tout particulièrement, à titre personnel et professionnel et l’investissement en temps demandé aux mentors était raisonnable.

 

David : Je suis David S., architecte système à Grenoble. J’ai découvert le programme des Savanturiers en consultant régulièrement les actualités de la Fondation sur notre réseau Citadel. L’idée d’échanger avec des élèves pour leur permettre de faire le rapprochement entre leurs apprentissages et le monde industriel m’a vraiment motivé. Leur apporter une vision industrielle, des compétences technologiques et leur donner des clefs de réussite était également très stimulant.

 

Quel projet avez-vous monté avec les enfants ? et pourquoi ce choix ?

 

Sarah : L’an dernier, j’ai travaillé avec un enseignant de CE1 qui souhaitait faire développer un jeu video à ses élèves. J’avais déjà fait développer un  « serious game » dans mon précédent poste. Ce fut une expérience très intéressante, notamment lors des ateliers que j’ai pu co-animer avec l’enseignant dans sa classe. Les élèves sont allés au bout de développement et ont pu présenter leur jeu lors du congrès des Savanturiers en juin, ce qui est un exploit pour des enfants aussi jeunes !

 

David : Les élèves et la maîtresse voulaient réaliser un robot qui puisse contribuer aux économies d’énergie. En échangeant avec eux j’ai découvert que l’environnement et l’écologie étaient importants pour eux. Ils avaient aussi conscience qu’à la fin des cours, ou lors du départ en récréation, l’amusement primait sur le fait de penser à éteindre la lumière de la classe. C’est ainsi qu’ils ont imaginé construire un robot qui manipule les interrupteurs de la salle de cours pour éteindre la lumière en cas d’oubli !

 

 

Quelle a été votre expérience la plus gratifiante en tant que mentor ?

 

Sarah : Ce sont les moments passés au contact des enfants dans la classe. Lors de ma deuxième visite à l’école, j’ai été extrêmement surprise de voir que tous les enfants me reconnaissaient et attendaient ma venue avec impatience ! Nous avons également pu organiser une visite des élèves sur mon site afin de leur faire découvrir un environnement de travail et leur donner l’occasion de présenter leur jeu à des adultes professionnels.

 

David : Partager leur joie et leur fierté lorsqu’ils m’ont montré un article sur leurs travaux autour de la première version du robot publié dans la revue « J’aime Lire » du mois de Mars 2019.

 

Avez-vous remarqué un impact personnel, par exemple une perception nouvelle ou un changement en vous depuis de début du mentoring ?

 

Sarah : On se rend compte qu’en s’investissant un peu, on peut avoir un impact vraiment positif, et aussi que l’on peut transposer des méthodes déployées en entreprise à des enfants.

 

David : Oui ! Les enfants sont très ouverts au changement, ils apprennent très vite. Il n’y a jamais de situation sans issue, même si l’idée proposée est complétement inattendue ou sort du cadre ! Ma motivation à ne négliger aucune partie prenante dans mes projets s’est beaucoup développée ainsi que ma capacité et ma volonté à écouter les idées en rupture !

 

 

Quels conseils donneriez-vous à un mentor potentiel chez Thales ?

 

Sarah : Il faut oser se lancer. Lorsque j’ai postulé comme mentor, je n’étais pas persuadée d’avoir quelque chose d’intéressant à apporter à un enseignant, mais nous avons trouvé un fonctionnement satisfaisant avec le professeur. Enfin je conseillerais de ne pas faire l’impasse sur la présence dans la classe car le contact avec les enfants est ce qui est le plus riche à mon avis.

 

David : Nous sommes tous des mentors potentiels ! Quelle que soit votre fonction au sein du groupe, vous avez des choses à apporter : votre vision, votre expérience dans votre domaine, n’hésitez pas ! N’ayez pas peur de sortir de votre zone de confort, vous participerez à la réalisation d’un beau projet, celui de jeunes motivés !

 

En savoir plus sur le programme pilote ici.

Pour devenir mentor pour le programme 2019-2020, contactez-nous : foundation@thalesgroup.com