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Mobilisation Pro Bono sur le campus de Bordeaux, pour faire rimer scolarité et solidarité

 

Le 30 juin, 17 collaborateurs du Campus de Bordeaux se sont mobilisés, le temps d’une demi-journée animée par la fondation Thales, pour partager leurs compétences et leurs idées au bénéfice d’un projet lauréat 2016 de la fondation Thales. Le défi consistait à préparer un plaidoyer vidéo en faveur de la scolarisation des enfants au Mali.

 

 

Des collaborateurs engagés et solidaires

 

Accompagnés par la fondation Thales, deux salariés sont à l’initiative de cette mission Pro Bono : Adama Diarra est coordinateur de l’Association Solidarité Développement Samako (A.S.D.S.) qui œuvre pour le développement du village de Samako au Mali, dont il est originaire. Soutenue par la fondation Thales en 2016, l’A.S.D.S. a déjà construit un centre scientifique et pédagogique à Samako.
Carine Sztark, ambassadrice de la Fondation sur le campus de Bordeaux, l’a accompagné pour identifier un enjeu à résoudre et mobiliser d’autres collègues autour de sa problématique.

 

Catherine, Vincent, Nicolas, Hélène, Eric, Laurence, Guillaume, Anais, Philippe, Claude, Stéphane, Alain, Elsa, Marie-Noëlle, Alexiane.
15 salariés solidaires, aux profils variés, ont répondu à leur appel pour offrir leurs compétences et leurs idées le temps d’une demi-journée au service du nouveau défi de l’association : convaincre les familles du village de scolariser les enfants.
Motivés par l’envie de contribuer concrètement à une action solidaire, ils sont venus partager leurs connaissances et expériences en Afrique, leur réflexion sur les questions éducatives et culturelles, leur temps et leur bon sens pour faire avancer une cause essentielle !

 

Scolariser les enfants : une évidence… pas si simple partout

 

Forte de sa légitimité acquise grâce à la création du centre scientifique et pédagogique, l’A.S.D.S. souhaite construire et diffuser un plaidoyer vidéo afin de convaincre les familles de Samako de scolariser leurs enfants, et notamment les filles. En effet, l’enjeu est de taille : à Samako, village d’environ 4000 habitants, près de 350 élèves sont scolarisés dont seulement 20% de filles ce qui représente un taux de scolarisation de moins de 50%. Or les besoins de main d’œuvre dans les champs et les traditions ont toujours la priorité sur la scolarisation.

 

Ecoute bienveillante, compréhension des besoins et intelligence collective

 

Les participants se sont passionnés pour le contexte local et culturel, et ont essayé de comprendre au mieux les besoins et les contraintes qui y sont liés : hiérarchie, besoin économique, réalité de l’école…
Aux côtés d’Adama, Aminata Koné, responsable de l’association, née dans le village, était présente pour témoigner et leur apporter des réponses et des points de repères indispensables.
Les propositions et les idées ont fusé, rebondissant des unes aux autres, avec le sens critique nécessaire dans ce cas très spécifique lié à une culture bien différente.

Aboutir en une demi-journée au plaidoyer détaillé s’est avéré très ambitieux ! Les bases d’un script vidéo ont tout de même été posées grâce aux 3 groupes de travail qui ont planché sur les messages et les séquences permettant d’illustrer l’apport de l’éducation pour :
– le développement et l’épanouissement de l’enfant,
– les familles, facilitant leur quotidien et favorisant également leur évolution,
– le développement économique et le rayonnement du village.

 

Une dynamique vertueuse pour l’association et les participants

 

Les travaux seront synthétisés par l’équipe projet pour permettre à l’association de poursuivre à la rentrée et finaliser une vidéo pour la fin d’année.
La matinée s’est terminée par un ultime moment de partage autour d’un déjeuner permettant à chacun de faire part de son ressenti et de son enthousiasme : « Passionnant, étonnant, intéressant… j’attends la suite » (Hélène Labarrière Lagoueyte, acheteuse ingénierie et essais) ou encore « Humainement enrichissant, Adama et Aminata nous ont étonnés par leur enthousiasme » (Nicolas de Cadoual, technicien composants logiciel).
Cette parenthèse solidaire, riche d’émotions et de sens, a donné lieu à une dynamique vertueuse entre l’association et les salariés.
« J’ai été impressionné et touché par l’envie et l’implication des collaborateurs ayant participé à cette mobilisation solidaire. La cause de la scolarisation des enfants du village leur tenait tous à cœur. Cela nous donne des ailes pour la suite du projet » expliquent Adama et Aminata en remerciant les collaborateurs pour leur accueil chaleureux et leur implication.