Blog

Muriel Roy : les enjeux de Planète Urgence, partenaire de la fondation Thales

Muriel Roy est la Directrice des partenariats pour l’association Planète Urgence. Association soutenue par Thales dans le cadre de l’opération arrondi sur salaire pour le projet des kits scolaires.

 

 

Quelle est l’ambition de Planète Urgence pour ce projet de kits scolaires ?

 

MR : « L’ambition de Planète Urgence sur le projet kits scolaires c’est d’équiper les enfants des classes dans lesquelles on intervient lors des congés solidaires. C’est leur offrir le matériel nécessaire pour rentrer à l’école. C’est également soutenir les écoles en leur offrant des subventions pour qu’elles puissent accueillir dignement les enfants. Il faut savoir que dans les pays en développement, certains enfants ne vont pas à l’école parce qu’ils ne sont pas équipés. Il s’agit donc d’un coup de pouce pour leur permettre de réussir la rentrée. »

 

Comment contribuent les salariés Thales à travers l’arrondi sur salaire sur ce projet ?

 

MR : « A chaque fois qu’un salarié Thales cède l’équivalent de 5€ en arrondi, nous pouvons équiper un enfant avec un kit fabriqué localement. A l’intérieur il va trouver une ardoise, un cahier et un stylo. C’est du matériel que nous achetons localement. Le surplus (la différence entre le coût du kit et les 5€) sera utilisé pour donner des subventions à l’école. En 2016, grâce aux dons Thales, nous avons pu offrir 6 747 kits aux enfants à la rentrée. En 2017, avec la générosité des collaborateurs, je pense qu’on va pouvoir doubler ce chiffre. Un grand merci à tous. Un don de 5€ permettra d’équiper un enfant à la rentrée prochaine. »

 

Comment se déroulent les actions sur le terrain ?

 

MR : « Pour l’action des kits scolaires nous évaluons d’abord les besoins des écoles et des enfants, puis c’est en fonction de la collecte générée que nous commandons localement le nombre de kits pour les enfants. Les instituteurs distribuent ensuite les kits aux enfants, leur permettant de rentrer à l’école, puisqu’il faut être équipé pour y être accepté. Chacun aura donc sa chance le jour de la rentrée. Cette action vient compléter notre action de congé solidaire, puisque ce sont dans les écoles où l’on distribue les kits, que des volontaires viennent chaque année apporter leurs compétences et soutenir les enfants en langue française. »

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur les congés solidaires qui représentent l’ADN de Planète Urgence et font partie intégrante de vos missions ?

 

MR : « Planète Urgence est une association de solidarité internationale qui intervient dans une vingtaine de pays. Notre vision c’est d’accompagner l’autonomie des associations dans les pays en développement. Pour ce faire, nous nous appuyons sur une action que nous avons créée : le congé solidaire. Il s’agit de mettre en relation un besoin en termes de compétences dans un pays en développement et, ici, un citoyen qui est d’accord pour aller partager ses compétences pendant deux semaines. Pour réaliser ces missions, nous nous appuyons essentiellement sur les entreprises mécènes de notre association qui vont proposer à leurs collaborateurs, s’ils le souhaitent, de partir sur leur temps de congé réaliser ces missions de congé solidaire. Chaque année, nous accompagnons près de 500 missions dans nos 20 pays d’action. »

 

Quelles expertise et compétences peuvent-ils apporter ? Pour quels résultats ? Quel est l’impact ?

 

MR : « Chaque année nous cherchons tous types de compétences pour appuyer les projets. Il faut savoir que dans les pays en développement, les besoins peuvent être de tous types. Toutes les fonctions supports de l’entreprise peuvent être utiles : l’appui en comptabilité, en informatique, en communication, en marketing, etc. Nous avons une grande famille de projets qui ont pour but de transmettre des compétences à des adultes. Nous avons également des missions en lien avec des enfants, des missions d’appui socio-éducatif dans les écoles où nous distribuons les kits scolaires. Les volontaires partent deux semaines pour transmettre leurs connaissances du français, appuyer des petits groupes de 10-15 enfants, ce qui permet à ces derniers d’échanger avec des francophones et de renforcer et réviser les bases de la langue française. Il existe également des missions d’appui à l’environnement. Dans ce cas, les volontaires donnent deux semaines de leurs temps aux associations qui luttent pour sauver la planète, protéger les espèces et préserver une biodiversité qui tend à disparaître. Ils viennent pour recenser la faune, poser des appareils photo, faire des mesures de données. Ces trois types de missions couvrent l’ensemble des besoins que peuvent exprimer nos partenaires sur le terrain. »

 

Après le succès de l’arrondi sur salaire, quel serait votre prochain souhait de partenariat avec Thales ?

 

MR : « Moi, mon rêve serait que Thales puisse aujourd’hui aller plus loin dans son engagement. Les collaborateurs ont donné jusqu’à 100 000€ de centimes pour équiper les enfants. Peut-être que parmi ces collaborateurs, il y en a quelques-uns qui accepteraient de donner deux semaines de congés pour aller dans ces écoles, transmettre leurs connaissances du français et faire du congé solidaire ? Ce serait une belle prolongation de cette histoire en s’appuyant sur tous les fronts : l’appui financier indispensable, mais également l’appui de ressources humaines, de compétences. C’est très important pour nous, puisque notre vision de développement réside dans le fait que tout ne passe pas par l’argent, mais par le partage des connaissances. C’est donc mon rêve pour 2018 de voir des collaborateurs de Thales partir en congé solidaire avec Planète Urgence. »

 

Pour plus d’informations sur les actions de Planète Urgence et les congés solidaires, découvrez le site de l’ONG.