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Rémy Bossu (CSEM) nous explique comment l’application Lastquake contribue à la réduction du risque sismique

Suite au tremblement de terre du 24 Août en Italie, Rémy Bossu, directeur du Centre de Séismologie Euro-Méditerranéen, nous explique comment l’application Lastquake, projet soutenu par la Fondation Thales, contribue à la réduction du risque sismique.
 

 
« Regardez cette vidéo. Elle montre l’emplacement des individus qui ouvrent l’application Lastquake du CSEM immédiatement après le tremblement de terre dévastateur survenu en Italie le 24 Août dernier.
Dans un premier temps, vous pouvez voir que les premiers témoins ont ouvert l’application dans les dix secondes qui ont suivi la secousse. On constate également l’effet de la notification que nous avons envoyé 250 secondes après le tremblement de terre : beaucoup d’européens ont ouvert l’application après avoir reçu la notification. Cette vidéo montre surtout que nous sommes en communication directe avec de premiers témoins et victimes de tremblement de terre, à moins de 10 secondes d’une secousse. Nous pouvons donc leur fournir des conseils sur ce qu’ils devraient et ne devraient pas faire dans ces moments-là.
C’est ce que nous proposons de faire avec la fondation Thales. En pratique, des visuels pop-ups (notifications) apparaîtront sur les écrans des Smartphones et indiqueront des messages de prévention, comme par exemple que les gens doivent rester à l’écart des bâtiments ou ne doivent pas appeler les services d’urgence, à l’exception des personnes en danger. Certes, l’application ne pourra pas empêcher l’effondrement de bâtiment, mais elle peut contribuer à la réduction sismique mondiale, et cette contribution peut se faire dès maintenant. »

 

 
« Ce que je souhaite vous montrer avec l’application du CSEM, nommée « Lastquake », c’est qu’elle peut contribuer à la réduction des risques sismiques mondiaux. Il y a deux facteurs principaux dans les risques sismiques: le premier est causé par l’effondrement de constructions ainsi que par les effets indirects tels que les tsunamis ou les glissements de terrain. C’est de loin l’élément le plus important en matière de risques sismiques. Le second facteur est causé par les comportements inappropriés et des erreurs fatales faites par les premiers témoins après une forte secousse sismique. C’est sur cet élément de réduction du risque sismique que nous proposons de travailler grâce au soutien de la fondation Thales. »