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Témoignage des volontaires partis en Congés Solidaires® : « Une mission en adéquation avec mes valeurs »

 

Fin 2018, la fondation Thales a lancé un programme pilote de Congés Solidaires® en partenariat avec l’association Planète Urgence, permettant ainsi à 5 collaborateurs de partir en mission de solidarité internationale de deux semaines durant leur temps de congés au cours du premier semestre 2019.

 

Deux de ces volontaires, Jean-Emmanuel S. et Christophe V., reviennent sur leur mission respective au Cameroun et au Togo.

 

Pourquoi un congé solidaire ?

Jean-Emmanuel : C’est une idée que j’avais en tête depuis quelques années, je souhaitais avoir un engagement « humanitaire » plus fort que celui qui consiste à faire des dons à une association. Aussi, quand je suis tombé sur l’article présentant le projet, j’ai directement postulé.

 

Christophe : Je n’avais jamais fait de mission de terrain auparavant. Je voulais participer à une action solidaire et le format du Congé Solidaire s’y prêtait bien. De plus, le fait que l’association Planète Urgence soit promue par la fondation Thales m’a donné le niveau de confiance nécessaire pour m’engager.

 

En quoi consistait votre mission et comment s’est-elle déroulée ?

Jean-Emmanuel : Ma mission consistait à former la Délégation Nationale de Planète Urgence à la gestion de projet dans le cadre du développement de leurs activités Environnement et Développement au Cameroun.

Avant mon départ j’ai travaillé avec la conseillère formation de l’association sur la posture de formateur, les bonnes pratiques à adopter et celles à éviter. Puis j’ai conçu seul mes supports de formation (présentation PowerPoint, exercices, quizz).

 

Sur place j’ai été très bien accueilli par l’équipe. Les séances de formation ont été très interactives, grâce aux  exemples de cas pratiques que j’avais préparés et une proximité s’est rapidement créée avec les participants. Au fur et à mesure des séances, nous avons pu voir les différentes phases d’un projet : le cadrage, la préparation et le déploiement.

 

Outre cette formation, j’ai pu également aider l’association sur la recherche de cofinancement pour ses projets même si ce n’était pas dans mon domaine de compétences.

 

Christophe : Mon séjour s’est bien passé ! Je devais former les adhérents de l’association Ikpalédou aux outils bureautiques (Word, Excel & internet), une mission qui m’a particulièrement plu.

 

Ce programme, destiné à des jeunes et des adultes sans qualification et sans emploi, a pour objectif de leur permettre d’acquérir de nouvelles compétences utiles à leur recherche d’emploi. Une aide d’autant plus précieuse qu’ils n’ont pas les moyens financiers d’accéder à ce type de formation.

 

J’ai conçu seul mes cours et tous les soirs, je prenais une heure pour adapter les modules aux apprenants. La plupart des participants n’avaient pas les bases nécessaires et nous avons dû commencer par des notions simples et basiques. Par la suite, je leur ai fait faire un CV, une lettre de motivation et un peu de calcul sur Excel. Je leur ai également donné des conseils pratiques pour valoriser leur CV et lettre de motivation. Nous avons aussi étudié des notions sur internet (règles de base, fake news, usages et création d’une boite mail).

 

A la suite de la formation, avez-vous pu noter un impact ou un changement pour les participants et partenaires locaux ?

Jean-Emmanuel : Les participants étaient vraiment intéressés par la thématique et les notions abordées. Le bilan de fin de formation a fait ressortir des résultats très satisfaisants. L’animation, l’alternance théorie-pratique-quizz, des exemples précis et le mode très interactif ont permis de répondre aux besoins des participants. Ils étaient à l’aise, bienveillants ce qui a facilité les échanges.

 

Christophe : Les résultats ont été bons. Certains élèves ne savaient pas démarrer un ordinateur ni se servir d’une souris en arrivant et à l’issue de la formation tous connaissaient les bases de la bureautique ! J’ai eu un bon contact avec les participants et j’ai apprécié leur culture du respect du professeur. Je les ai également trouvés très motivés et assidus. Le certificat de présence que j’ai remis en fin de cours, symbole de diplôme, a été très important pour eux (bien que sans valeur officielle).

 

Qu’avez-vous particulièrement apprécié de cette expérience ?

Jean-Emmanuel : Des rencontres enrichissantes, un contact facile et une bonne organisation ! La bonne ambiance et les multiples échanges avec les participants ont rendu cette formation agréable à dispenser.

 

J’ai également apprécié d’être dans les bureaux de l’association et en petit comité ce qui a permis une grande souplesse dans le fonctionnement.

 

Cette mission m’a fait beaucoup de bien je me suis senti utile à la communauté avec un retour assez immédiat. Je suis ravi de savoir que mon expérience peut bénéficier à d’autres personnes qui n’ont pas forcément eu les mêmes facilités que moi à travailler dans un environnement épanouissant.

 

En aidant des personnes qui travaillent dans le développement durable à plus de rigueur, de méthodologie et de connaissance j’ai le sentiment de participer à leurs projets de manière concrète.

 

Christophe : La mission était très intéressante. C’est une bonne expérience, par exemple le profil des participants étant différent de celui des ingénieurs que je côtoie d’habitude et j’ai dû adapter ma  pédagogie.

 

J’ai apprécié également le rapport au temps qui est très différent de nos journées en entreprise. Même si le travail est planifié il est souvent réalisé au dernier moment  mais sans stress car les rapports humains sont très bienveillants.

 

J’ai beaucoup appris sur la culture togolaise. Les conditions de vie (pas d’eau courante, électricité aléatoire, circulation dans des voies parfois inondées) m’ont permis de mettre en perspective ma vie quotidienne.

 

Pour rappel : Le programme pilote de Congés Solidaires® lancé en octobre 2018, a permis à 5 salariés Thales de choisir une mission parmi plus de 300 projets sur deux axes d’intervention à savoir :

 

– la formation aux adultes (groupements de femmes, d’artisans, coopératives) en informatique, gestion de projet, marketing, communication etc

– l’appui socioéducatif auprès d’enfants en difficulté, au sein des réseaux éducatifs locaux : soutien scolaire, animations socio-éducatives, animations thématiques.

 

Pour ce dispositif, la Fondation a pris en charge les frais de mission d’un montant de 2 500 euros, qui couvrent la formation, la préparation et l’encadrement de la mission, l’hébergement et autres frais de vie sur place.

 

En images : 

 

Remise des attestations de formation aux participants à Yaoundé

 

Conception de CV et lettre de motivation à Lomé