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Témoignage du mois : Stéphane Rochette

Stéphane Rochette travaille au sein de Thales Toulouse pour les activités spatiales. Porteur d’un projet lauréat de la Fondation en 2016, il nous parle de son implication auprès de l’association Toutes à l’Ecole et de son engagement au sein de l’école Happy Chandara, au Cambodge.

 

 

 

 

Pourquoi vous êtes-vous engagé ? Qu’est-ce qui vous a décidé à franchir le pas et à vous investir pour un projet qui vous tient à cœur ?

 

SR : « A l’occasion d’un voyage au Cambodge en 2014 avec ma compagne, nous avons pu faire la connaissance de Son Sokhuntea, sa filleule, au sein de l’école pilote Happy Chandara, créée par l’association Toutes à l’Ecole. L’équipe formidable aux manettes de cette structure, qui donne aujourd’hui la chance à plus de mille petites filles, du primaire au lycée, de grandir et de s’épanouir grâce à un programme éducatif structuré et ambitieux, m’a donné envie d’aller plus loin dans mon implication personnelle.

 

C’est ainsi que j’ai décidé de candidater à l’appel à projets de la fondation Thales, en proposant d’initier pour les classes de collège et lycée de l’école une action très concrète pour la promotion des sciences par la découverte, la vulgarisation et la compréhension de ses champs d’application dans la vie quotidienne.»

 

Décrivez-nous en quelques mots l’ambition de votre projet et la manière dont vous y avez contribué.

 

SR : « L’ambition du projet soutenu par la Fondation a été triple.

 

Il a fallu équiper les laboratoires de sciences au sein du lycée avec du matériel de dernière génération permettant des expérimentations en physique, chimie et biologie.
Une activité de vulgarisation des sciences a été proposée dès les classes de collège : avec le support technique de la Cité de l’Espace à Toulouse, nous avons mis en place une expérimentation ludique sur les notions d’ombre et de lumière qui permet la compréhension aisée des phénomènes de jour/nuit et des phases de la lune.
Enfin, nous avons souhaité favoriser la prise de conscience des opportunités offertes aux jeunes filles par la voie des sciences, à travers le témoignage de Mlle Hoa Phan, doctorante vietnamienne au sein du laboratoire CESBIO de Toulouse. Ses travaux brillants dans le domaine de l’imagerie satellite pour le suivi des productions agricoles dans le delta du Mékong, menés en collaboration avec Thales Telespazio, ont trouvé un fort écho dans l’auditoire.»

 

 

 

 

Quels résultats, quel impact avez-vous pu observer auprès des bénéficiaires ?

 

SR : « A travers cette mission au Cambodge, nous avons pu mener à bien ces trois objectifs. Les laboratoires ont reçu leurs équipements pour réaliser des expériences en électricité, mécanique et chimie. La mise en œuvre opérationnelle est prévue dès cette année scolaire !
L’atelier « ombre et lumière » a été décliné avec succès auprès de 16 classes de collège et de lycée. Les jeunes filles se sont adaptées très vite à cette nouvelle pédagogie et ont montré une forte appétence pour les sciences et la découverte par l’expérience.
Enfin, ces mêmes classes ont suivi des conférences Skype avec Mlle Hoa Phan afin de découvrir son parcours. Ces rencontres ont mis en évidence l’envie d’apprendre et de découvrir le monde de ces élèves… qui se heurte souvent aux réalités socio-économiques et au poids des traditions familiales.»

 

Racontez-nous un moment décisif de ce projet ou ce qui vous a le plus marqué ?

 

SR : « Les regards et les sourires qui ont éclairé les visages des enfants ne mentent pas. Les échanges menés au cours des différentes activités ont eu raison des différences sociales, culturelles et économiques qui peuvent séparer le Cambodge de la France. C’est la preuve que les sciences savent, elles aussi, jeter des ponts entre les peuples. »

 

Qu’avez-vous retiré personnellement de cette expérience ? Qu’avez-vous appris de ce projet ?

 

SR : « Je suis très satisfait d’avoir mené ce projet à son terme avec une constellation d’aides venue de France et du Cambodge. Les retours des élèves et de l’équipe pédagogique prouvent que le projet a montré sa pertinence et a atteint son objectif.
Cependant, il ne s’arrête pas là… Il reste encore du chemin à parcourir pour atteindre un but plus ambitieux pour le Cambodge, celui de l’accomplissement de la femme dans une société équilibrée. »

 

Quelles sont, à vos yeux, les trois qualités principales qu’il faut pour s’engager et accompagner un projet en tant que bénévole ?

 

SR : « Conviction, endurance et capacité d’adaptation.
Je retiendrai comme un symbole la citation écrite sur les murs de ma chambre d’hôtel de Saigon, en escale sur le chemin retour de cette magnifique mission :
« When everything seems to be going against you, remember that the airplane takes off against the wind, not with it. » Henry Ford

 

Pensez-vous que les actions modestes peuvent servir les grandes ambitions ?

 

SR : « Elles peuvent en tous cas avoir une portée symbolique bien plus importante qu’on ne peut l’imaginer, et par la suite donner naissance à d’autres initiatives de plus grande ampleur.»

 

Vous vous êtes engagés auprès d’un projet de la fondation Thales et souhaitez partager votre expérience ? Envoyez-nous vos témoignages et vos photos!
foundation@thalesgroup.com