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Témoignages de deux volontaires partis en Congés Solidaires® : « Une expérience unique que je souhaite à chacun de vivre »

 

La fondation Thales a lancé un programme pilote de Congés Solidaires® en partenariat avec l’association Planète Urgence, et permis ainsi à 5 collaborateurs de partir en mission de solidarité internationale pendant deux semaines durant leur temps de congés. Deux des premiers volontaires, Mathieu H et Olivier C, témoignent de l’intérêt de leur mission pour les associations soutenues et pour eux-mêmes !

 

Mathieu H, ingénieur supports projets à Gennevilliers, parti au Togo : « le congé solidaire : voyager autrement, voyager utile »

 

Comment s’est déroulée votre mission ?

Je suis parti en mission à Lomé au Togo, pour former 18 membres (4 hommes et 14 femmes) de l’association I2DA (Initiative pour le Développement Durable en Afrique) à l’utilisation du Pack Office (Word, Excel, Power Point, Publisher). Cette association contribue à la réduction du chômage et du sous-emploi des jeunes Togolais de 15 à 35 ans, qui représentent plus d’un tiers de la population togolaise. Les jeunes sont accompagnés et formés à l’entrepreneuriat, l’accès au crédit, l’éducation financière, pour lancer leur propre activité génératrice de revenus.

 

La mission s’est très bien déroulée, dans un cadre très rassurant et chaleureux. Les responsables de l’association se sont occupés de moi comme d’un membre de famille, notamment pour tous mes déplacements et tous mes repas afin que je me sente le mieux possible.

Je faisais des journées de travail classiques. J’avais conçu seul en amont mes supports de cours et j’ai mené la formation avec beaucoup d’autonomie.

 

Il y a un important besoin de formation à combler dans ce pays. En effet, on y enseigne surtout de la théorie, mais très peu de pratique. Mes étudiants étaient donc très surpris au début car ils ne s’attendaient pas à ce que je leur fasse faire beaucoup d’exercices pratiques. La dernière séance de formation a porté sur comment valoriser un CV et faire des démarches professionnelles.

 

 

A la suite de la formation, avez-vous pu noter un impact ou un changement pour les participants et partenaires locaux ?

Les résultats ont été largement satisfaisants. Les participants étaient très motivés pour apprendre et pratiquer d’une nouvelle manière.

Au début des séances, la plupart des participants, ne savaient pas utiliser un ordinateur ou stocker un fichier sur une clé USB. Au fur et à mesure des exercices, les progrès et les résultats ont été significatifs.

 

La formation a duré une bonne dizaine de jours et je leur ai fait faire un examen final pour évaluer leur niveau et m’assurer qu’ils avaient bien compris les exercices.

 

Nous avons également organisé une cérémonie de clôture pour remettre des attestations aux participants. Ces attestations délivrées sont un vrai plus et faciliteront leur démarche professionnelle. Pour faire connaître ce projet et encourager d’autres initiatives, je suis aussi intervenu à l’antenne d’une radio locale.

 

Au final, je suis très satisfait car 2/3 des personnes formées ont obtenu le niveau de base pour devenir à leur tour formateur pour la communauté.

 

 

Qu’avez-vous particulièrement apprécié de cette expérience ? Quels conseils donneriez-vous aux prochains volontaires ?

Cette mission m’a fait énormément de bien et je me suis senti utile. Dès mon arrivée, je me suis intégré sans difficulté car les Togolais sont très sociables. Il y avait de la bienveillance dans les rapports de travail, un respect mutuel et une politesse remarquable.

 

Je conseille à ceux qui souhaitent vivre une expérience similaire de ne pas hésiter car l’impact au sein de la communauté bénéficiaire est réel. Pendant deux semaines, vous êtes utile aux autres et en permanence. Avec ce type de voyage, vous apprenez à vivre simplement et faites face aux besoins des populations et cela sans filtre.

 

C’est une expérience culturellement depaysante et très enrichissante, j’ai appris énormément des Togolais sur les rapports humains.

 

 

Olivier C, spécialiste intégration sécurité et systèmes à Gennevilliers, parti en Inde : « Le Congé Solidaire®, un temps de réflexion, de belles rencontres et leçons de management »

 

Pourquoi un congé solidaire ?

J’avais déjà voyagé en Inde cinq ans auparavant mais ce voyage ne m’avait pas vraiment séduit. Je voulais y retourner pour changer ma perception de ce pays en mettant à profit mon temps et mes compétences au service d’un enjeu local. J’espérais ainsi profiter d’une expérience unique, enrichissante et utile à la communauté locale. Mes attentes ont été comblées.

 

 

Comment s’est déroulée votre mission ?

Ma mission à Thiruvannamalai (dans le Tamil Nadu) en Inde, auprès de l’assocation People’s Craft Training Center (PCTC), s’est déroulée dans de bonnes conditions. L’association PCTC fournit des services de réadaptation aux personnes en situation de handicap ; elle œuvre également à l’accompagnement et la prise en charge des personnes démunies (femmes et enfants) à travers la mise en place d’un système d’éducation collectif pour tous.

 

Ma mission de départ était de mettre en place un processus d’archivage pour le système d’information de l’association. Comme j’avais beaucoup d’autonomie, j’ai pu aussi proposer des actions faciles et efficaces notamment pour améliorer le management d’équipe et le suivi financier des activités. Nous avons également installé un outil pour scanner les empreintes des salariés de l’association ainsi que des bénéficiaires afin de mieux les identifier et les suivre.

 

Enfin, j’ai rédigé un rapport de synthèse sur chacune des actions réalisées afin de garantir leur pérennité.

 

 

A la suite de la mission, avez-vous pu noter un impact ou un changement pour l’organisation locale ?

Mon travail a généré beaucoup d’engouement. Le directeur de l’association et l’assistante étaient très satisfaits, et se sont rapidement approprié les différents outils mis en place. Ces outils leurs permettent d’être plus efficaces ; cela leurs libère du temps qu’ils peuvent allouer au cœur de leur mission, le suivi et l’accompagnement des personnes en situation de handicap.

 

 

Qu’avez-vous particulièrement apprécié de cette expérience ? Quels conseils donneriez-vous ?

Cette mission m’a réconcilié avec l’Inde. J’ai apprécié le rythme de travail ainsi que l’autonomie que me laissait le directeur de l’association : cela permet de s’approprier facilement les sujets et d’obtenir des résultats intéressants.

 

Un congé solidaire est par ailleurs moins éprouvant qu’un voyage touristique classique : on prend le temps de s’adapter à son nouvel environnement, et les populations locales, dans ces zones très peu touristiques, n’ont pas d’arrière-pensées et veulent simplement échanger avec vous.

 

J’ai particulièrement apprécié les diners et discussions chez le directeur de l’association, avec qui j’ai noué un lien fort. Je me sentais en famille, c’est devenu un ami. J’ai eu cette chance de tomber sur une personne exceptionnelle et dynamique, et une véritable source d’inspiration pour moi. C’est ce qu’on appelle une belle rencontre.

 

Je confirme que ce type de mission est très utile aux partenaires locaux, et c’est pour cela que je conseille le Congé Solidaire. Lorsque l’on voyage dans ce genre de pays, la barrière de la langue et le statut de « touriste » sont souvent handicapants pour vraiment aller au contact des personnes. Dans le contexte d’un congé solidaire, les relations humaines sont transformées.

 

 

Pour rappel : Le programme pilote de Congés Solidaires® lancé en octobre 2018, a permis à 5 salariés Thales de choisir une mission parmi plus de 300 projets sur deux axes d’intervention à savoir :

    – La formation aux adultes (groupements de femmes, d’artisans, coopératives) en informatique, gestion de projet, marketing, communication etc

    – L’appui socioéducatif auprès d’enfants en difficulté, au sein des réseaux éducatifs locaux : soutien scolaire, animations socio-éducatives, animations thématiques.

 

Pour ce dispositif, la Fondation prend en charge les frais de mission d’un montant de 2 500 euros, qui couvrent la formation, la préparation et l’encadrement de la mission, l’hébergement et autres frais de vie sur place.

 

En images :

La remise des attestations aux participants

 

Une pause-café avant de débuter la formation

 

La visite du Centre d’accueil pour personnes handicapées de l’association PCTC